union syndicale valaisanne
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Votations du 29 novembre

oui au salaire minimum en valais

https://salaire-minimum-vs.spschweiz.ch/#
Le 29 novembre prochain, la population valaisanne votera sur une question essentielle : une personne qui travaille doit-elle pouvoir vivre dignement de son salaire ?
 
L'initiative populaire cantonale pour un salaire minimum valaisan est le fruit d'une large coalition des forces de gauche, des organisations syndicales et associatives, dont l'Union Syndicale Valaisanne. Déposée en janvier 2024, elle sera soumise au verdict populaire le 29 novembre prochain.
 
Son objectif est simple : garantir qu'aucune personne active en Valais ne doive dépendre de l'aide sociale pour couvrir ses besoins fondamentaux alors qu'elle exerce une activité professionnelle.
 
L'initiative prévoit un salaire minimum de 22 francs bruts de l'heure pour la majorité des salarié-e-s du canton. Soucieuse de tenir compte des réalités économiques du secteur primaire, elle prévoit également un salaire minimum de 18 francs bruts de l'heure dans l'agriculture. Cette adaptation vise à ne pas mettre en péril une branche essentielle à notre canton. Il convient toutefois de relever que cette mesure représenterait malgré tout, pour de nombreux travailleurs agricoles, une augmentation de salaire significative pouvant atteindre 3 à 4 francs de plus par heure de travail.
 
Garantir qu'un emploi permette de vivre
 
En Valais, plusieurs milliers de travailleurs et travailleuses perçoivent un salaire qui ne leur permet pas toujours de couvrir l'ensemble de leurs dépenses courantes. L'augmentation constante du coût de la vie, des loyers, des primes d'assurance-maladie, des transports ou encore de l'énergie fragilise toujours davantage les ménages aux revenus modestes.
 
Le travail doit rester le principal moyen de subvenir à ses besoins. Lorsqu'un emploi à plein temps ne permet plus de vivre correctement, c'est souvent la collectivité qui doit intervenir à travers des prestations sociales. Cette situation n'est satisfaisante ni pour les personnes concernées ni pour les finances publiques.
 
Un salaire minimum constitue donc une mesure de protection sociale élémentaire : il garantit un revenu minimal fondé sur le travail et contribue à lutter contre la précarité.
 
Compléter les conventions collectives de travail
 
Contrairement à ce que certains prétendent, le salaire minimum ne remplace pas les conventions collectives de travail. Il les complète.
 
Aujourd'hui, seule une partie des salarié-e-s valaisans bénéficie d'une convention collective. Par ailleurs, certaines conventions prévoient des rémunérations qui restent insuffisantes face au coût actuel de la vie.
 
L'initiative instaure ainsi un socle de protection commun à tous les travailleurs et travailleuses du canton, tout en laissant aux partenaires sociaux la possibilité de négocier des conditions plus favorables.
 
Prévenir les abus et le dumping salarial
 
Le salaire minimum constitue également un outil efficace pour lutter contre la sous-enchère salariale. Il fixe une limite en dessous de laquelle il ne sera plus possible de rémunérer une personne active en Valais.
 
Cette mesure protège naturellement les salarié-e-s, mais elle protège aussi les entreprises qui respectent déjà des conditions de travail correctes. Celles-ci ne doivent pas être pénalisées par une concurrence déloyale fondée sur des salaires excessivement bas.
 
Une mesure qui a déjà démontré son efficacité
 
Plusieurs cantons suisses ont déjà introduit un salaire minimum légal. Les expériences réalisées montrent qu'il est possible de relever les bas salaires sans provoquer les effets catastrophiques parfois annoncés.
 
Au contraire, l'amélioration du pouvoir d'achat profite à l'économie locale. Les revenus supplémentaires sont principalement dépensés dans les commerces et services de proximité, ce qui soutient l'activité économique régionale.
 
Un pas vers davantage de justice sociale
 
Les bas salaires touchent particulièrement les femmes, qui demeurent surreprésentées parmi les personnes aux revenus modestes. Revaloriser les plus faibles rémunérations contribue ainsi à réduire certaines inégalités salariales et à améliorer les futures retraites des personnes concernées.
 
Le salaire minimum représente donc bien davantage qu'un simple montant horaire : il constitue une mesure concrète de justice sociale, de reconnaissance du travail et de respect de la dignité humaine.
 
En définitive
 
Cette initiative pose une question très simple :
 
Est-ce qu'en Valais, toute personne qui travaille à 100 % peut vivre de manière autonome, sans avoir recours à l'aide sociale ? Peut-elle vivre dignement ?
 
Pour l'Union Syndicale Valaisanne, la réponse est oui. Le travail doit permettre de vivre. C'est précisément ce que vise le salaire minimum valaisan.

Garantir la 13ème rente avs: un financement nécessaire

Le 29 novembre prochain, la population suisse sera appelée à se prononcer sur le financement additionnel de l'AVS par le biais d'un relèvement de la TVA. L'Union syndicale valaisanne soutient cette proposition, car elle permet de garantir le financement de la 13e rente AVS approuvée par le peuple. Il ne s'agit pas d'une solution parfaite, mais d'une solution nécessaire pour assurer la pérennité de cette avancée sociale.
 
Les syndicats avaient défendu une autre approche, qui prévoyait également une participation par le biais des cotisations salariales. Une telle solution aurait permis de mieux répartir l'effort entre les employeurs et les salarié-e-s, conformément à l'esprit solidaire sur lequel repose l'AVS. Le projet soumis au vote retient toutefois le financement par la TVA. Dans le contexte actuel, il apparaît important d'aller de l'avant et de garantir les ressources nécessaires à l'AVS plutôt que de remettre en question le financement de la 13e rente.
 
La hausse proposée reste modérée. Pour la plupart des ménages, elle représentera quelques francs par mois seulement. Il convient également de rappeler que les biens de première nécessité, notamment les denrées alimentaires de base, sont soumis à un taux réduit de TVA. L'effort demandé concerne donc davantage les dépenses de consommation courante et les achats plus importants que les besoins essentiels du quotidien.
 
L'AVS demeure l'assurance sociale la plus solidaire de notre pays. Elle garantit une redistribution efficace et protège particulièrement les revenus modestes. La 13e rente apportera un soutien concret à de nombreuses retraitées et à de nombreux retraités confrontés à la hausse du coût de la vie, des loyers et des primes d'assurance-maladie.
 
Pour l'Union syndicale valaisanne, ce financement n'est peut-être pas celui qui aurait été privilégié au départ, mais il constitue aujourd'hui la meilleure garantie pour assurer durablement le versement de la 13e rente et renforcer l'AVS. Le 29 novembre, votons OUI à un financement solide de notre assurance vieillesse et poursuivons notre engagement en faveur de solutions toujours plus équitables et solidaires.